Dernières news

Festival Vague de Jazz 2018

Bonjour à toutes et tous, adhérent(e)s, amis de Vague de Jazz. Quelques nouvelles…

La 16 ème édition du festival Vague de jazz devrait avoir lieu le 26/27/28/29 juillet 2018 aux Sables d’Olonne, organisée par le service culturel des Sables, à partir des propositions de programme de Jacques Henri Béchieau.

La programmation est en cours et nous espérons 2 musiciens lauréats aux récentes victoires du Jazz.

Nous accueillerons aussi 3 groupes sélectionnés dans le cadre de Jazz Migration. Nous aurons le plaisir de recevoir encore le jeune pianiste Matthieu Naulleau, lauréat pour la 2 ème année consécutive de Jazz Migration. (Matthieu sera avec POST K au Pannonica à Nantes le 24 novembre, le même jour Patrick Charnois avec Jazz Poetry).

Comme nous ne remplissons plus de dossiers de subventions à rendre dans l’urgence, l’assemblée générale de Vague de Jazz pourra se dérouler sereinement à la fin janvier 2018. Nous publierons le rapport moral et d’activités sur la prochaine news et nous enverrons les documents de vote par mail aux adhérents 2017.
Nous organisons en partenariat avec le CYEL de La Roche sur Yon, un concert le 8 janvier 2018 dans le
superbe auditorium du Conservatoire : FIL Duo Leïla Martial / Valentin Ceccaldi.

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Ô BRIGITTE ! le 10 novembre 2017

UN SPECTACLE DE REPRISES DE CHANSONS DE BRIGITTE FONTAINE
VENDREDI 10 NOVEMBRE 2017 / 20H30 / AUDITORIUM SAINT-MICHEL

Après les étrangers familiers et leur Salut à Georges Brassens (programmé aux Sables en 2010), quel
meilleur terrain de jeu que celui du répertoire de Brigitte Fontaine pour Denis Charolles et les
Musiques à Ouïr et leur goût pour la relecture ?

Avec toute l’inventivité et le génie qui les caractérisent, ces aventuriers revisitent avec fougue et
délicatesse un univers foisonnant, enclin au métissage, à l’écriture aussi classique que baroque
empreinte d'une grande connaissance de la littérature française.
L'univers particulier de Brigitte Fontaine devient avec bonheur un terrain fort propice à l’exploration et la relecture propre à l’ouvrage des Musiques à Ouïr.

En bonne compagnie, celle de Loïc Lantoine, Elise Caron et Orianne Lacaille au chant, autour d’une
orchestration originale, la place est faite aux mots et à la poésie de cette grande prêtresse de la
chanson, au gré de titres aussi inoubliables que “Ah que la vie est belle”, “Je suis conne”, “Cet enfant
que je t’avais fait” ou “La symphonie pastorale”.

Conception artistique – Denis Charolles
Musique :
Elise Caron : chant
Orianne Lacaille : chant
Loïc Lantoine : chant
Denis Charolles : batterie, trombone, chant
Aurélie Saraf : harpe, trompette, chant
Julien Eil : clarinette basse, flûte traversière, saxophone baryton
Matthieu Metzger : saxophone
Claude Delrieu : accordéon, guitare électrique, chant

Technique :
William Lopez : technicien son

Ô Brigitte ! Création 2011 – Coproduction Musiques à Ouïr / Le Train-Théâtre, Valence Agglo Sud
Rhône-Alpes / Le Trianon Transatlantique, scène conventionnée chanson francophone.
Les Musiques à Ouïr – Ensemble musical subventionné par le Ministère de la Culture et de la
communication, la DRAC Normandie et la Région Normandie. Avec le soutien du Label Ouïe – label
indépendant des Musiques à Ouïr.)


DURÉE : 1H40 / PLACEMENT LIBRE ASSIS / +12 ANS
PLEIN TARIF : 18€ / 15€ (RÉDUIT)

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Vague de Jazz, le trésor caché des Sables

Par Alice Leclercq – 30/07/2017

Des Sables d’Olonne, on connaît tous le Vendée Globe. Son festival de musique estival et gratuit reste lui confidentiel. Porté par un passionné, il met à la portée de tous les vacanciers quelques pépites du jazz français actuel, celui qui avance, qui stimule et enthousiasme. On vous raconte notre 15ème édition de Vague de Jazz.

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Vague de Jazz, l’écume des jours, coda

par Frederic Goaty

Vague de Jazz 2017, Post-K et Omar Sosa au Jardin du Tribunal. Swing vintage et futuriste et groove afro-cubain entre les gouttes.

2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 : qu’avaient donc en commun les quatorze premières éditions de Vague de Jazz ? D’être portées par son créateur Jacques-Henri Béchieau, l’enfant du pays, l’infatigable amoureux des jazz indomptables, des jazz en devenir, des jazz qui se (et qui nous) questionnent ; l’homme qui aura contre vents et marées fait vivre en plein cœur du Pays Vendéen une famille, sa famille, cette scène hexagonale qui se cherche tout le temps et qui se trouve toujours, incarnée par les Médéric Collignon, Joëlle Léandre, Thomas de Pourquery, Jeanne Added, Vincent Peirani, Marc Ducret, Vincent Courtois, Théo Ceccaldi, Valentin Ceccaldi, Élise Caron, Louis Sclavis, Edward Perraud, Bruno Chevillon, Émile Parisien, Michel Portal, Benoît Delbecq, Eve Risser, Quentin Biardeau, Elise Dabrowski, etc., etc. (la liste est bien trop longue).
De 2003 à 2016, Jacques-Henri Béchieau, Florence Savy-Herault et leur joyeuse équipe de bénévoles ont animé les jours et les nuits des Sables-d’Olonne, de Longeville-Sur-Mer et des environs, donnant aux jazz cités plus haut une place qui ne leur revenaient pas de soi. Ce fut une belle aventure, une belle histoire de résistance, une belle histoire tout court, à hauteur d’homme, avec supplément d’âme.
Alors, Vague de Jazz, c’est fini ?! Bien sûr que non. Relisez bien notre énumération, qui s’arrêtait au millésime 2016.
Quatre jours durant, ce fut donc Vague de Jazz 2017, quinzième édition. Différente, bien différente des précédentes puisqu’elle s’est tenue quasi exclusivement au Jardin du Tribunal et que tous les concerts étaient gratuits. (Auparavant, Vague de Jazz prenait ses aises alentour, dans plusieurs villes et dans plusieurs lieux.) Pourquoi ? Parce que Jacques-Henri Béchieau a passé le relai à la mairie des Sables – qu’on remercie au passage pour son accueil –, désormais organisatrice officielle du festival, l’enfant du pays se concentrant principalement sur la programmation qui, cette année, portait encore sa “patte”, reconnaissable entre mille.
Sera-t-il toujours aussi présent en 2018 ? L’esprit de Vague de Jazz perdurera-t-il ? On pourrait être inquiet, mais on ne l’est pas. Car on sait l’étonnante capacité de l’Agitateur des Lieux à vouloir donner sa chance au jazz créatif et à ses plus turbulents et pétillants représentants. Ainsi le vit-on déjà égrener avec gourmandise, au gré d’une conversation, les noms des artistes qu’il aimerait convier l’an prochain. The show must go on…


Matthieu Naulleau, Jacques-Henri Béchieau et Florence Savy-Hérault. Photos : © Freddy J
 
En attendant, Vague de Jazz 2017 se termina sous un ciel capricieux qui força les quatre rétro-modernistes de Post-K(atrina) à rendre hommage aux grandes figures du jazz néo-orléanais sous la bruine – pas facile. (Les valeureux de Post-K passaient en première partie d’Omar Sosa, qui déroula ses subtils entrechats pianistiques et ses cha cha cha en pilotage automatique.) Quelques heures plus tard, à l’un de ces afters dont “V2J” a le secret (organisé dans un club privé de La Chaume, le Marianne’s), Matthieu Naulleau (piano), les frères Dousteyssier (Benjamin au sax alto, Jean à la clarinettes) et Elie Duris (cuillères) s’amusèrent à revisiter quelques tubes (nettement) plus récents, et Post-K devint Post-P (pour Post-Pop). Enfin au sec, il se mirent à swinguer comme des morts de faim. Non, nous ne citerons pas le nom du musicien qui, plus tard dans la nuit sablaise, dansa avec la maîtresse des lieux sur Mexico de Luis Mariano… 

Rendez-vous en 2018 !

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Vague de Jazz, l’écume des jours, III

par Frederic Goaty

Vague de Jazz 2017 ça continue : I Love With (Sylvain Darrifourcq, Théo Ceccaldi, Valentin Ceccaldi) et Élise Caron & Las Malenas au Jardin du Tribunal.


Élise Caron & Las Malenas. Photo : © Noadya Arnoux

Il y a un an jour pour jour (à deux jours près), mon ami Doc Sillon écrivait ceci à propos d’“Orchestrales”, le disque qu’Élise Caron faisait revivre pas plus tard qu’hier soir sur la scène du Jardin du Tribunal des Sables-d’O. : « Avant de s’en aller écouter des artistes comme on les aime dans un festival comme on les aime (Vague de Jazz, douzième édition), on écoute “Orchestrales”, le nouveau disque d’Élise Caron, enregistré avec Las Malenas (deux violons, un violoncelle, une contrebasse, un piano, un bandonéon) fin novembre 2015 au Triton (Les Lilas), quelques jours après le 13, quand les ténèbres commencèrent de tomber sur notre monde. En attendant que se dissipent ces nuages noirs qui ternissent nos pensées (il faut toujours espoir garder), Élise Caron jette une lumière salutaire sur nos humeurs sombres, même si – ah !, comme les artistes sont visionnaires – elle chante ceci dans Le Tournerond : « Ça y est c’est gagné, le monde enfin s’est embrasé. » Ses quatorze chansons, arrangées par un aréopage de bienfaiteurs des sons sensuels (Denis Chouillet, Thomas de Pourquery, Andy Emler…) sont autant de petits miracles de poésie piquante, des concentrés de spleen qui font du bien à la tête ; elles nous emmènent dans d’autres mondes, peuplés d’enfants bientôt centenaires, d’étoiles qui hurlent à la lune, de femmes de méninges (qui rappent) et de chars étincelants tirés par quatre cheveux blancs. Rien que ça. »
Sur scène, les émotions furent toutes aussi intenses, un rien perturbées, avouons-le, par les désarçonnantes introductions de la chanteuse, dont l’humour (faussement ?) potache mâtiné d’auto-dérision troublèrent plus d’un rêveur conquis par sa « poésie piquante ».


Théo Ceccaldi, Sylvain Darrifourcq et Valentin Ceccaldi in love with le public de Vague de Jazz. Photo : © Doc Sillon

En première partie, Sylvain Darrifourcq (batterie), Théo Ceccaldi (violon) et Valentin Ceccaldi (violoncelle), sans piper mot, eux, si ce n’est lors d’une sobre et tendre introduction au micro de MC Darrifourcq, laissèrent le public sans voix. Il faut dire que leur performance avait de quoi couper le souffle. Exemplaire, que dis-je, éblouissante de précision, à la fois rigoureuse et zinzin dans sa mise en place, ces zappeurs sans peur qui doivent tout au jazz mais qui s’en affranchissent avec jubilation nous firent faire un sacré tour de grand huit. La tête nous tourne encore de bonheur tiens… Joyeuse, ludique – ah, ces effets de disque rayé, incroyable ! –, étourdissante, alternant accélérations délirantes et plages toutes en lenteur doucereusement anxiogène, leur musique inouïe se faufile sans prendre de prisoniers dans nos nerfs auditifs, se love autour de nos synapses et squattte nos neurones.


Théo Ceccaldi, Sylvain Darrifourcq et Valentin Ceccaldi, alias In Love With, lancés à tout berzingue sur les sillons du groove frénétique.

Ça y est, c’est fini ? Non, ça repart aussi sec, à tout berzingue, pour ralentir trois millisecondes après sans faire crisser les pneus. Mais comment s’y prennent-ils pour mettre en place des breaks et des relances aussi millimétrées ? Comment font-ils pour mémoriser un tel mikado (super)sonique ? Ont-ils un cerveau bionique ? Tout cela est forcément très écrit, mais faire vivre une telle musique avec une telle intensité, moi je dis chapeau, comme disait Monsieur Morel. Chapeau aux frères Ceccaldi, as du coup d’archet chirurgical, chapeau à Monsieur Darrifourcq, as de la frappe chirurgicale.

CD Sylvain Darrifourcq – Théo And Valentin Ceccaldi : “In Love With” (Becoq)

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